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Savoie

vendredi 03.09.2010, 14:00

Remontée comme une pendule, l'opposition agaçe la majorité

Avant d'ouvrir les hostilités, Damien Perry a installé Philippe Génin au conseil municipal. Le nouvel élu remplacera Catherine Defourny, demissionnaire. Bien qu'elle soit absente, le maire a tenu à lui rendre hommage : « Elle a beaucoup travaillé, toujour Avant d'ouvrir les hostilités, Damien Perry a installé Philippe Génin au conseil municipal. Le nouvel élu remplacera Catherine Defourny, demissionnaire. Bien qu'elle soit absente, le maire a tenu à lui rendre hommage : « Elle a beaucoup travaillé, toujour

Si l'ordre du jour de cette séance municipale ne présentait pas de points explosifs, la maigre assistance put assister à plusieurs passes d'armes entre une opposition chatouilleuse et une équipe municipale à la patience limitée.


Louis Garnier n'aime pas trop les rajouts de dernière minute, les petits points qui s'invitent à l'ordre du jour sans qu'ils n'aient été préalablement évoqués en commission des finances... Et il ne s'empêcha pas de le manifester, demandant le retrait de 4 points figurant aux affaires budgétaires. Cela agaça sérieusement Laurence Bocianowski : « de toute façon, à chaque fois que l'on fait une commission des finances, tu la refais en conseil ! » comme le maire qui ne comprit pas pourquoi Louis Garnier «  chipotait ». Sur le premier des quatre points concernés, somme toute anecdotique (une exonération de taxe pour les Cinglés du cinéma, ladite exonération étant entérinée chaque année), Damien Perry imposa le vote. Les élus du bloc Garnier s'érigèrent contre, ce dernier regrettant la confiscation du débat : « Bravo la démocratie, s'exclama-t-il ».

12 746 euros dérobés
à la piscine !

Le dossier suivant fut également maintenu à l'ordre du jour et suscita sinon un débat, à tout le moins une remise en question : dans la nuit du 18 au 19 juillet, un vol avec effraction a été commis au centre nautique. Les voleurs ont arraché le coffre et dérobé les... 12 746 euros qui s'y trouvaient ! Une enquête est toujours en cours, mais ce soir, il s'agissait de décharger de ses responsabilités la régisseuse des recettes de la piscine et de l'exonérer de payer le montant subtilisé : « Sa responsabilité est engagée, mais son honnêteté n'est pas remise en cause, précisa Damien Perry ».
Les premières discussions portèrent sur l'énormité de la somme reposant dans le coffre : « C'est certes élevé, mais le plafond autorisé de 15 000 euros n'a pas été dépassé, nota Damien Perry. Je pense qu'il faudra prendre un arrêté pour ramener le curseur à 3 ou 4 000 euros pour favoriser des dépôts plus réguliers ».
Louis Garnier s'avoua embêté sur le fond de déresponsabiliser un agent de responsabilités qui sont pourtant les siennes. « Elle n'a pas commis de fautes ! Rétorqua Damien Perry ». « C'est à l'enquête de le dire  » Et M.Garnier d'indiquer qu'il était au demeurant favorable à ce que l'on exonère la régisseuse de la somme à payer. La décision fut adoptée.

13 oppositions
dans le feuilleton
"Le Roc de Belleface"

Autre sujet chaud qui ne reçut pas moins de 13 oppositions et 1 abstention : la mise en place d'un avenant à la convention d'aménagement touristique avec la SCI "Pierres Blanches". Il s'agissait d'exclure 7 appartements de l'immeuble "Le Roc de Belleface" pour les mettre à la vente plutôt qu'en location. L'opposition, par l'intermédiaire d'Anne-Marie Arpin, sortit les calculettes et déplora que ce choix, sur 18 ans, prive la station de 10 000 clients potentiels. Un argument battu en brèche par Daniel Payot qui fit remarquer que les propriétaires de ces appartements les mettraient également en location, que dès lors, on ne pouvait pas parler de lits froids. La réponse ne convainc pas trop et ce fut au tour de Louis Garnier de dégainer, les conventions précédentes en main. Il regretta que la vocation du site ait évolué : la moitié de l'immeuble devait allait au social, elle ira au tourisme : « On change l'esprit de la convention  » Damien Perry en convint mais précisa : « Quand nous avons voulu commercialiser les appartements, l'immobilier s'est cassé la figure, il fallait prendre une décision. J'aimerais tout de même rappeler au passage que la critique est facile : cette résidence était réclamée depuis seize ans. C'est bien qu'elle soit sortie, même si de nombreuses procédures entourent le bâtiment ». La délibération fut adoptée d'une très courte tête !
Alors que le terme du conseil approchait, un autre point suscita quelques escarmouches, avec dans le rôle de l'impitoyable bretteur, Jean-Michel Magniette, pas du genre à sa laisser marcher sur les escarpins... et dans le rôle du lutteur imperturbable, Claude Germain. Le conseiller d'opposition assaillit de questions son homologue rapporteur sur une concession de longue durée de places de stationnement dans le parking de Charmettoger au profit de la société "Les chalets de l'aiguille grive"... «Pourquoi fait-on des cadeaux aux uns et pas aux autres ? » L'adjoint répliqua qu'il ne s'agissait pas d'un présent mais d'une négociation fructueuse pour la commune. Avant cette précision, il ironisa sur une présumée méconnaissance du dossier de Claude Germain : « pourtant vous avez pris votre temps pour consulter le dossier en mairie ! » Si son interlocuteur resta de marbre, Anne-Marie Arpin ne se retint pas : «  ça me gêne que tu t'adresses à lui en ces termes » « Pas moi, répondit sèchement Jean-Michel Magniette ».
C'est toujours chaud à Bourg ! Mais constructif avec des groupes qui s'opposent mais bossent.
JOHAN FABIN

Journal La Savoie

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