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Albertville

vendredi 23.07.2010, 14:00

Médecine chinoise : pour l'énergie et la communication avec tout

Médecine chinoise : pour l'énergie et la communication avec tout Médecine chinoise : pour l'énergie et la communication avec tout

Martine Miriklis, pour l'heure installée à Tours-en-Savoie et très prochainement à Albertville exerce la médecine chinoise.

Elle a été une des révélations du salon du bien-être d'Ugine dans le printemps et si assurément une majorité de la population du bassin albertvillois ne la connaît pas, il est temps de la présenter et de parler de cette médecine très ancienne dont les valeurs ont une modernité et un avenir indubitable.
Alternative à la médecine classique française ou pas, Martine Miriklis s'affirme sans détour quand elle dit qu'elle envisage cette pratique de soins comme « complémentaire. Plutôt que d'opposer les médecines, il faut les associer. En Chine, vous avez la chance de trouver très souvent côte à côte un hôpital de médecine chinoise et un de médecine telle que nous la connaissons.
Ils ont le choix, c'est ce qui est formidable ».
Ajoutant qu'elle peut parfaitement enjoindre à un de ses clients d'aller consulter si nécessaire son médecin, d'aller passer une radio dans l'hôpital courant. Approche totalement différente, philosophie, spiritualité, Martine Miriklis ne se cache pas les et ses limites de la pratique. « La médecine chinoise est une branche de la vie. Il n'y a pas de chimie, mais de la philosophie. Ce n'est pas une médecine agressive parce que ce n'est pas une médecine d'attaque. C'est une médecine préventive et curative dans le sens du renforcement des énergies. Je ne parle pas de médecine douce, ce n'en est pas une. L'acuponcture, ce sont des aiguilles, ce peut être douloureux. » Elle insuffle un esprit d'ouverture, d'attention et d'enrichissement par la rencontre des savoirs, des sagesses.

Le chemin de vie
Qu'elle soit native de Moûtiers, Martine Miriklis n'en a pas moins dans son sang, le croisement des cultures. Père d'origine grecque, maman savoyarde, un bout d'Italie par une des branches de son arbre. Et très tôt une passion pour la Chine.
« En 6e j'avais déjà choisi un exposé sur la Chine. » La Chine et le soin.
« Je suis de nature tournée vers le soin, cela fait partie de mon chemin de vie. » Après son bac, elle rejoint Chambéry et y obtient un diplôme d'état d'infirmière. Métier qu'elle exerce en libéral, en remplacement  ; elle élève ses enfants et depuis 14 ans, reprend une activité plus stable dans des cadres institutionnels. «  Tout en suivant depuis 1992, une formation de médecine chinoise. Je me suis toujours beaucoup posée de questions sur l'origine et la mécanique des maladies.
J'en suis venue à l'homéopathie, à la microkinésithérapie. De médecine chinoise, je n'avais jamais entendu parler jusqu'à ce qu'un de mes voisins, j'habitais alors Tignes, me la fasse découvrir. Il l'étudiait et la pratiquait et quand j'ai vu les résultats, j'ai su en un instant que ce serait ce que je ferais. »
Des années d'études, des périodes nombreuses en Chine, une formation qui ne cesse de se faire « Je testais au début des pratiques, des médications à la maison et à force mes enfants parlaient des "medocs à maman". Les préparations ont souvent des goûts particuliers, il y a de l'amertume, des choses qui peuvent paraître étranges, mais tout cela à beaucoup d'importance : couleurs, goûts, formes, origines, posologies... La formation est complexe, ce n'est pas notre culture. On commence la formation par deux ans de philosophie, de taoïsme, de bouddhisme, de confucianisme. La pharmacopée chinoise c'est énorme, ils prennent tout en compte, ils ont tout étudié, testé, de l'animal au végétal. Ce ne peut être qu'une formation continue. En Chine, on découvre que la majorité des gens se fait soigner en médecine chinoise et que cette médecine vit avec son temps. On est à l'hôpital, avec des équipements modernes et on distribue des thermos de tisane que les gens consomment toute la journée. J'ai démarré en association avec d'autres personnes qui se formaient en médecine chinoise et en 2003 j'ai fait le grand saut, je me suis installée.
 »

Tout est énergie,
tout communique

Parler de médecine chinoise pour Martine Miriklis, c'est exprimer l'essence d'un tout. Un tout de l'énergie.
« Tout communique sur Terre. On est incarné dans la matière. On est là pour vivre dans notre corps, au rythme des saisons, dans notre contenant intérieur et extérieur. » Elle souligne la dimension du choix, du chemin de vie, elle retient tous les noeuds et échangeurs relationnels, affectifs. Elle entreprend de mettre en spiritualité et en acte toutes choses de l'être en vie.
« L'énergie c'est un peu ce que d'autres pourraient appeler dieu ».
Mais ce n'est pas qu'une vue de l'esprit, « l'énergie c'est matérialisable, c'est palpable, c'est actif. On ne peut plus se contenter de dire les choses, on ne peut plus seulement faire de la philosophie, il faut mettre en pratique, chacun à son niveau. À chacun de choisir sa voie. » Mettant ces orientations, ces tensions, ces réalisations en parallèle avec l'expression "faire son jardin". « Je fais réellement mon jardin, tout est là du lien avec la terre, de son espace, de ses limites, on est dans son jardin à la mesure de soi. » Martine Miriklis revendique une « médecine de terrain. Je rencontre mes patients trois fois, à une semaine d'intervalle, pour aller à leur rencontre, pour mieux les appréhender, pour établir un diagnostic plus fin. La médecine chinoise est véritablement une autre démarche. Celle de l'énergie, qui fait sortir les toxiques... », qui redonne un axe, un ancrage, une place dans le mouvement du vivant. Pour la contacter : 06 43 31 38 51.
L.M.


Journal La Savoie

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